Mercredi 26 novembre – Allongés sur la plage de dingue du gîte d’Hukekep. J-23

Il y a des jours où l’on souhaiterait que tout s’arrête. Aujourd’hui en est un !

C’est probablement la beauté pure du site qui nous conduit vers de tels sentiments. Un spot unique. Un endroit fantastique. Un moment magique. Notre case typique, la toute petite plage qui fait partie de celles que l’on ne peut pas oublier, l’eau limpide, le ciel bleu, la chaleur, la complicité de moments passés avec les garçons, la recherche des tortues de mer depuis la plage, nager à côtés d’elles, la simplicité du lieu et les odeurs aussi. Bougainvilliers, frangipaniers et même ce midi la délicate fumée odorante du feu de broussailles d’un habitant de la tribu. Tout est réuni pour que le temps s’arrête un moment. Peut-être aussi le fait de voir le terme de notre périple arriver. Bref, nous en avons profité. Nous avons même savouré !

Après notre arrivée tumultueuse d’hier soir au gîte de Hukekep dans la Baie de Lüengoni, sur la côte est de Lifou, nous avons enfin pu prendre possession de notre case ronde, typique où quatre lits sont déjà installés.

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Après une douche rapide dans le sanitaire commun, nous passerons une excellente soirée en compagnie de Sandrine, la grenobloise, de Ingrid et David, les sapeurs pompiers du Val d’Oise et de… Sallanchards. Vous y croyiez ça ?? Solène, David et leur petite Maya de 4 ans habitent à Burzier, sur les hauteurs de Sallanches. Tous les deux trentenaires, ils vivent au Costa Rica l’hiver où David est guide accompagnateur et l’été ils redeviennent Sallanchards et gèrent le petit refuge du chalet de Caillet entre la mer de glace et Chamonix ! Cette année, ils se la jouent itinérants et sont partis faire un petit tour en Nouvelle-Calédonie (où la sœur de Solène se marie dans quelques jours) puis irons goûter à la Nouvelle-Zélande avant de finir par la Thaïlande. Un couple adorable.

Pour notre diner, nous avions préalablement commandé un plat de Bougna de poulet, le plat typique de NC à base de légumes comme l’igname, la patate douce, le manioc et de la viande ou du poisson. Ce plat est cuit dans des feuilles de bananier, pendant plusieurs heures sur un feu directement fait dans le sable.

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Nous passons un bon diner tous ensemble dans le faré commun et partageons nos impressions sur les sites que nous avons faits dans la journée. El Gringo écrit son papier du jour et moi, trie les photos et à 22 heures 30, tout le monde est à la coueuste !

Réveil ce matin, un peu tard, à 7 heures et comme Rémy et Agathe, les propriétaires du gîte n’ont pas de pain, ils n’ont rien prévu pour le petit déjeuner que nous avions commandé. Je prends la voiture avec mes gardes du corps – El Gringo et The Artist – et nous filons jusqu’à l’unique épicerie du coin dans le premier village aux alentours situé à 11 kilomètres.

Après ce petit déjeuner frugal pris sous le auvent de la terrasse de la cuisine, nous courons directement jusqu’à la petite plage de sable blanc sur laquelle nous avions une vue délicieuse depuis un moment. Ici, les couleurs prennent des reflets encore plus paradisiaques qu’ailleurs. Le contraste entre la végétation du rivage et l’éclat du lagon est plus marqué. Les nuances de bleus sont lumineuses, franches, étincelantes. Le sable est blanc, pur, soyeux, enviable.

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Mais nous n’avons qu’un seul objectif : trouver des tortues. Elles sont a priori nombreuses ici et hier soir lors du dîner, ils nous ont tous dit en avoir observé.

Avec El Gringo, nous longeons la plage à la recherche d’une carapace émergée pour respirer. Nous en voyons une, là, juste devant nous à 30 mètres du bord ! Nous appelons Solène et Lovely à l’autre bout de la plage. Et c’est à chaque fois la même excitation. On court. On s’équipe d’un masque et d’un tuba et en moins de deux, on plonge pour une approche aussi discrète que furtive jusqu’à la distinguer totalement. Et là, c’est un instant de partage. On l’approche jusqu’à nager à son aplomb. Et on laisse le temps faire. Nous restons très calmes, calquant notre rythme à celui du mouvement paisible de ses nageoires. Nous l’approchons encore en apnée, nageant au même niveau, à ses côtés, presque les yeux dans les yeux, jusqu’à pouvoir lire avec précision les lignes dessinées sur sa tête. Et puis on tend le bras, on allonge les doigts et on les laisse glisser le long de sa carapace. Un vrai moment de bonheur. Nous aurons l’occasion de renouveler cette expérience à cinq reprises avec El Gringo et toute la tribu des « Munun » verra au moins une tortue. David, qui avait un appareil étanche nous passera quelques clichés et une vidéo...

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Et pour nous remettre de nos émotions, en fin de matinée, j’ai partagé une petite séance de musculation avec Charles dans une très belle salle de sport… avec piscine intégrée !!

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Ce matin, Sandrine a quitté le gîte pour prendre un avion pour l’île d’Ouvéa et c’est David et Ingrid qui l’ont conduit à l’aéroport.

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C’est donc avec les Sallanchards, David, Solène, et Maya que nous partagerons notre déjeuner dans le faré en mettant toutes nos vivres en commun.

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Nous parlerons ski, remontées mécaniques et politiques locales avec eux et j’apprendrais que c’est son papa qui a créé à l’époque le magasin « Locaski » à Combloux.

Séance de funambulisme sur la sangle de David entre deux palmiers…

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… puis dernier bain avant de partir, derniers moments privilégiés d’un jour pas comme les autres !

Cet après-midi, nous devons rendre la Logan au petit aéroport de Lifou pour nous envoler sur l’île d’Ouvéa, à bord d’un petit bimoteur DHC–6-300 de 20 places.

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Mais après un attérissage avec un gros vent de travers - tout en voyant les pilotes à l'oeuvre avec la porte du cockpit ouverte - EL Gringo a eu une belle frousse !

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Ce sera la dernière halte balnéaire de notre tour du monde…

Nous y passerons 3 nuits mais 2 jours pleins où nous serons logés dans un hôtel chic, le seul hôtel de l’île, mais moins typique que la case d’aujourd’hui.

Il s’appelle le « Paradis d’Ouvéa »… et on vous raconte tout ça bientôt !

En attendant, nous vous embrassons bien fort !

Victorinox