Mardi 25 novembre - Assis à la table du faré de notre gîte. J-24.

Ce matin c’était notre ultime petit-déjeuner dans l’hôtel du Drehu Village car ce soir nous logerons à Hukekep, un gîte en tribu. Les parents en ont profité pour le prendre avec Anne-Marie et Gilles qui viennent de Marne-la-Valléee.

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Nous bouclons nos bagages et les déposons dans la consigne au niveau de la réception puis nous quittons ensuite l’hôtel mais pour le nord de Lifou.

En effet, la seconde plongée depuis le début de notre voyage nous attend à la Baie de Jinek. Nous atteignons l’unique centre de plongée de l’île une trentaine de minutes plus tard et patientons un petit moment avant qu’un fidjien résidant en Calédonie depuis 20 ans nous prenne en charge. Nous avions prévu de plonger tous les cinq ensemble mais il nous indique qu’on va devoir réaliser nos plongées sur plusieurs palanquées. De plus, Claude, une lyonnaise d’une cinquantaine d’années attend également pour plonger ce matin. Finalement, nous plongerons en famille et nous rendons sur le même site qu’hier, la piscine naturelle de Jinek. Nous patientons un petit peu jusqu’à ce qu’Annabelle, l’australienne responsable du centre, revienne de sa plongée d’initiation avec un gendarme de … Chambéry !

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Le fidjien nous donne le matériel pour que nous nous équipions et ça y est, nous sommes enfin dans l’eau !

Gautier sera accompagné par Annabelle, et Augustin et moi par Tamake, le fidjien, tandis que papa et maman nous suivront librement. Nous nous éloignons du ponton et partons vers le large. Tout est calme, tout est beau, tout va bien ! Nous descendons jusqu’à 6 mètres mais au bout de 10 minutes, un horrible mal de tête me prend. Je demande à Tamake si je peux remonter à la surface. Je pense que cela est dû à mon masque ; il est sans doute trop serré. Je remonte donc à la surface et le desserre. Nous redescendons et continuons notre promenade sous-marine et réussissons à toucher deux poissons clowns, les laissant danser dans le creux de nos mains. Les coraux sont plus variés et plus colorés qu’en Polynésie mais la quantité de poissons est moins impressionnante… même si le nombre d’espèces me semble plus varié. Nous verrons également de nombreux picot, plus connus ici sous le nom de « munun ». Après 30 minutes de plongée, nous rejoignons le ponton duquel nous étions partis. En nous séchant, nous discutons avec le gendarme de Chambéry, qui nous raconte qu’il est en mission à Lifou pour trois mois et qu’il a en tout 10 jours de congés. Apparemment le métier de gendarme sur les îles est assez simple. Effectivement les tribus se chargent de punir ses habitants en cas de fautes. Le droit coutumier est ici plus strict que le droit pénal. Il nous conseille de nous rendre à la chapelle de Notre Dame de Lourdes ainsi qu’à la plage de Kiki.

Sur ses conseils, nous prenons la direction de la chapelle et passons devant quelques belles criques.

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Une fois les quelques marches gravies pour atteindre l’église, nous obtenons un magnifique point de vue. Puis nous mettons le cap sur Jokin et Fenepaza, le restaurant du légionnaire que nous avons testé deux jours avant. Après le déjeuner, direction plage de Kiki. Pour nous y rendre, nous devons marcher 30 minutes et traverser un terrain privé où nous devrons débourser 1000 FCP (environ 8 €). Nous empruntons pendant 25 minutes le sentier qui n’est pas balisé mais qui reste marqué. Le chemin n’est pas très large mais cela suffit, largement.

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Nous pénétrons dans une forêt dense puis ressortons de l’autre côté, en haut des falaises avec une vue imprenable sur la plage... je pense, la plus belle depuis le début du tour du monde !!

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Une eau bleue turquoise vraiment très limpide, un sable blanc tel de la farine et d’impressionnantes falaises surplombant la plage. Bref, un vrai bijou !!!!... et une petite pensée aux "Kiki" de la famille !

Nous profitons de la plage pendant une bonne heure. Puis, avec Papa, nous prendrons les masques tubas pour explorer les fonds marins au large de la plage, mais malheureusement, pas grand chose ! Retour au paradis et bronzette pour papa, maman et moi, construction de cabanes pour les autres.

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Après avoir bien profité du paradis sur terre, il est maintenant temps de rentrer. Petit stop pour régler la note de notre hôtel et récupérer nos bagages avant de rejoindre notre gîte en tribu pour dîner à Luengoni.

Sur la route, au passage d’un ralentisseur, un gros bruit !! Alors que notre pneu était déjà bien dégonflé, nous crevons… En plus, pas de cric ! Heureusement, notre crevaison se passera juste en face de deux maisonnettes, où, par chance, les gentils propriétaires nous en prêteront un. En moins de 10 minutes, papa nous aura changé la roue !!

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Nous remercions infiniment les deux dames puis atteignons quelques kilomètres plus loin Hukekep avec un petit peu de retard. Là-bas, nous prenons possession de notre case puis allons nous doucher. Nous partageons ensuite un petit apéro avec Sandrine, l’infirmière de Grenoble, le jeune couple de sapeurs pompiers. Nous ferons également la connaissance de Solène, David et leur adorable petite fille Maya âgée de 4 ans, en voyage pour plus de 4 mois et surtout habitant à… Burzier, au-dessus de Sallanches !!! C’est la troisième fois que nous rencontrons des gens de la région. Incroyable !! Cette famille passe normalement six mois de l’année au Costa Rica et le reste du temps dans le Pays du Mont Blanc, mais cette année, ils ont changé de cap et ont opté pour la Nouvelle Calédonie, La Nouvelle Zélande et enfin la Thaïlande. Retour dans nos montagnes vers le mois d’avril pour eux.

En réservant la nuit dans cette tribu, nous avions commandé un diner typique avec le bougna, plat traditionnel calédonien que nous dégustons dans le faré commun. L’après repas sera consacré à vous écrire cet article. Tout cela jusqu’à 22h30, juste avant une nuit qui s’annonce confortable dans notre case après ce Fantastic Day ! 

El Gringo