La Bolivie nous aura marqué et nous laissera à jamais des souvenirs mémorables.

Les premiers, sans aucun doute, seront les paysages majestueux que nous avons vus durant notre traversée. Nous nous en doutions en préparant notre trip que ce pays nous marquerait mais nous n’imaginions pas cette diversité de décors.

Ensuite, nous garderons en souvenir la situation économique des boliviens. Bien évidemment, nous en avons égoïstement bénéficié puisque le coût de la vie est très accessible. Vous vous souvenez de nos menus complets (entrée, soupe, plat et dessert) à 2€. Mais nous aurons longtemps en tête ces  quelques scènes d’enfants, de vieillards ou de malades mendiant dans les rues. Même si nous avons souvent offert argent ou nourriture… nous avions seulement l’impression de faire bonne figure et rien qui ne pourra vraiment faire changer les choses. Seuls les politiques ont les cartes en main.

Ils ont les cartes en main aussi pour tenter d’endiguer la pollution colossale générée par la mondialisation et le tourisme. Et là, c’est quasiment le néant absolu. C’est notre plus gros regret, notre plus grosse déception. Aucune sensibilisation ni aucune éducation. Les boliviens, comme les péruviens jettent tout. Nous n’aurons jamais vu autant de bouteilles, de d’emballages et de sacs plastiques plaqués par le vent contre les clôtures métalliques, coincés ou en lambeaux dans les arbres et buissons aux bords des routes, des chemins ou des pistes. Et même pas de sacs en papier. Non, du plastique partout et de toutes les couleurs jonchent le sol du pays tout en entier. Il n’y a que dans les endroits reculés, comme le Salar de Uyuni, lorsque les hommes ne font que passer, que la pureté de la planète est maintenue. Et là, elle est vraiment très très belle !

Enfin, le développement urbanistique des villes, sans règle précise, participe aux chaos visuel des villes de ce pays. Le manque de moyen pour parachever les constructions et avec l’hégémonie de quelques entreprises de construction donne à ce chaos une certaine uniformité déplaisante et même insalubre. Rien n’est fini. Tout est mal fait. C’est un mix entre « tout pis rien ! ». Seuls demenrent les édifices coloniaux qui sont occupés par les administrations.

Pour finir, les boliviens nous sont apparus moins sympathiques et moins serviables que les péruviens.

Ce tableau qui dépeint quelques défauts surprenants ne pèse presque rien dans la balance tant nous avons passé dans ce beau pays, des moments fantastiques.

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Comme je l’avais fait pour le Pérou, je vous livre maintenant, en bonus, les « pièges » que nous avons dû éviter en Bolivie. Ces « pièges » sont plus exactement des « clins d’œil » qui nous ont surpris car ils sont synonymes d’absence de règle de sécurité à la personne… à moins qu’ils ne montrent, au contraire, l’excès de règles chez nous.

J’ai d’ailleurs souvent pensé à mon mandat électif passé et aux remarques des habitants de mon village, Combloux (le plus beau village d’Europe !!) concernant l’état de la chaussée par ici, du trottoir par là… ici, forcément, on est bien loin de ces préoccupations et cela permet de nous remettre les idées en place sur les priorités…

Les boliviens, comme les péruviens, ne sont pas très grands… les lits sont donc un peu courts mais surtout, sur les marchés comme dans les villes, tous les étals ont un parasol très bas. Et les armatures dépassent très souvent, de quoi se refaire les dents  si on ne regarde pas bien devant!!

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En Bolivie, les réseaux électriques et téléphoniques utilisent les mêmes poteaux en ville. Rien n’est enterré. La densité des réseaux est telle que, dès que vous levez la tête, il est impossible de comptabiliser le nombre de fils qui partent des poteaux ou s’entrecroisent dans un capharnaüm absolu. C’est la jungle électrique ! Ces poteaux sont tellement fournis en tête qu’il est nécessaire de les affublés de haubans. Des haubans en câble peu visibles et fixés au sol sur les trottoirs comme de véritables croque-en-jambes !

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Et puisque nous sommes dans les réseaux électriques, il ne faut pas oublier de regarder au dessus de la tête car de temps en temps, des fils électriques dénudés pendent juste au dessus du trottoir...

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Les tuyaux d’évacuation de je ne sais quelles eaux usées ou pluviales sortent de temps à autre des façades des maisons sur le trottoir… juste au niveau de la cheville. Ça sent le tacle en pleine rue si on n’y prend pas garde !

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Pour les chevilles, il y a un autre risque. Les trous sur les trottoirs. La qualité ou simplement la puissance de l’éclairage publique laissant à désirer, il faut se méfier le soir. Ces trous sont souvent des regards d’une profondeur de 20 à 30 cm desquels la plaque de protection a disparu. Ils sont nombreux en ville.

Dans certaines villes, les caniveaux ressemblent davantage à des canaux d’une largeur de près de 50 cm et d’une profondeur de quasi 80 cm. La nuit, c’est un autre risque qu’il ne faut pas minimiser…

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J’ai gardé le meilleur pour la fin.

En Bolivie, il n’y a pas d’eau chaude… ou presque pas. Les constructions ont un seul réseau d’eau… froide (heureusement que nous faisons les choses différemment en France sinon mes potes Sébastien et Vincent n’auraient plus de boulot… !!). Et pour avoir de l’eau chaude, il suffit d’adapter une pomme de douche électrique. Nous sommes bien loin du périmètre de protection électrique imposé dans les zones humides chez nous… puisque les fils électriques sont posés à même la conduite d’eau à quelques centimètres de la pomme et que les disjoncteurs de ce système sont bien souvent posés sur le mur même de la douche !!

Il suffit de serrer un peu les fesses quand on prend sa douche, ne pas lever les bras pour éviter d’envoyer de l’eau sur les fils électriques souvent dénudés et surtout ne jamais se servir de l’éventuelle douchette qui pourrait projeter de l’eau en l’air… et dans ce cas, et seulement dans ce cas, tout se passe bien !!

Un détail encore, le réglage de la puissance de chaleur se faisant sur la pomme de douche, pour éviter l'électrocution… toujours régler l’eau… lorsqu’elle ne coule pas ! C'est tout de suite moins pratique!! 

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Hoy dìa, vamos a Salta en Argentina.

Victorinox