Mardi matin, on reprend les choses en main !

Nous voulons profiter du jardin de l’auberge et de sa petite cuisine collective pour se concocter un bon petit déjeuner à la française… histoire de se rappeler un peu le pays. Au réveil, nous filons donc dans San Pedro à la recherche de la boulangerie qui fait du pain français… et des croissants !

Une fois trouvée la boulangerie au fond d’un petit chemin à l’extérieur du bourg du village, nous prendrons œufs, beurre, confiture et thé dans une petite épicerie.

Des petits « huevos vueltos » (oeufs brouillés) façon Victorinox et de bonnes tartines de pain frais et encore chaud. Une journée qui commence bien !!

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Une fois le petit déjeuner englouti, nous allons prendre possession des 5 VTT que nous avions réservés la veille au soir dans un petit commerce de San Pedro.

Nous sommes tous les 5 enchantés de pouvoir faire un coup de vélo. Une activité que nous n’avons pas encore réalisée depuis le début de notre périple. Etre sur les vélos nous donne une sensation de liberté totale. Nous allons où nous voulons quand nous voulons… et puis faire du VTT nous fait simplement plaisir.

En sortant du village, nous passons acheter des réserves d’eau dans une épicerie.

Objectif de la journée : la « Valle de la Muerte » ! Après quelques kilomètres et une première côte… qui nous rappellera rapidement que nous sommes à près de 3 000m d’altitude… nous entrons dans la vallée.

Nous sommes surpris par le changement radical de décor et de paysage après seulement ces quelques kilomètres. San Pedro est au cœur d’un large oasis dans le désert avec une végétation relativement importante pour cet endroit aride. Ici, c’est bien différent. Un véritable petit canyon. Très escarpé. Sinueux mais relativement plat. La terre est ocre et ressemble à l’adobe qui sert à la construction des maisons. Nous progressons facilement et en prenons plein les yeux, une fois de plus.

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Après quelques kilomètres, la vallée s’élargit. Nous distinguons au loin… en haut… ce qui nous semble être le sommet, le col. Sur notre gauche, une immense dune de sable a remplacé les parois du canyon. Des américains font une descente de sandboarding, comme celle que nous avions faite à Huacachina. Là, nous croisons à nouveau les 2 jeunes étudiants de Nouméa qui, comme nous, font la vallée en VTT. Nous ferons un bout de chemin ensemble. Maintenant, nous sommes sur la dernière longueur de cette longue pente raide et … sablonneuse ! C’est peine perdue, nous sommes contraints de descendre du vélo et de continuer en poussant le VTT à la main. Le sable est fin. Le vélo s’enfonce, les chaussures aussi. Elles se remplissent de sable. Nous atteignons le col de cette vallée de la mort et c’est Gautier qui sera complètement mort !!

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Plus tard, nous bifurquons sur un chemin qui semble nous emmener à ce qui, de loin, ressemble à un mirador. Et en arrivant, nous avons bien fait car quel mirador ! Nous sommes sur un haut plateau aride qui s’arrête net devant nos pieds. Devant nous, 200m de vide et en contrebas une multitude de pics et sommets blanchis. Ce n’est pas de la neige, non, mais du sel ! Normal car ici, nous sommes au nord de la « Cordillera de la Sal ». Le paysage est dingue car il est très étendu. Nous avons l’impression de le dominer de très haut… comme si nous étions dans un petit avion de tourisme. Le nombre de sommets et vallées est impressionnant. Il s’agit de la « Valle de la Luna ». Des paysages lunaires avec un relief érodé par des siècles de vents et d’eau.

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Nous sommes vraiment surpris par le nombre considérable de sites qui existent dans cette région de l’Amérique du Sud. Partout autour de nous, il y a des sites répertoriés qui semblent délivrer chacun des trésors. Il ne nous sera pas possible de tout faire mais c’est simplement incroyable.

Nous profitons de cette étape pour faire notre pique-nique. Le bon pain français de ce matin avec… un mauvais Edam du coin et du salami « italien ». Après tous ces efforts de la matinée, une sieste réparatrice est bien nécessaire.

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Au réveil, mauvaise nouvelle. Mon VTT est crevé et la pompe fournie ne fonctionne pas. Je redescendrai donc sur San Pedro en profitant d’une petite camionnette et Lovely et les enfants profiteront eux de la sublime descente.

En fin d’après-midi, les garçons iront s’installer dans un bar pour regarder le dernier 8ème de finale de la coupe du monde. LP et moi profitons des VTT. Nous allons acheter 2 petites bières (si, si, des petites ! Des 33cl seulement car ici, la contenance normale fait 620cl…) et partiront en direction de la « Valle de la Luna » pour se faire un apéro en amoureux en admirant le coucher du soleil.

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Assis sur un gros caillou au bord d’un sentier, nous assisterons à la métamorphose du décor. Les volcans autour de nous se colorent de pourpre, de rose et d’or. Peu après, c’est le ciel qui joue l’artiste. Nous rentrerons à l’auberge après une journée bien remplie.

Ce matin, mercredi, séance réflexion et travail.

Après un petit déjeuner « copier-coller » de celui de la veille, nous décidons de réfléchir à l’itinéraire des derniers jours de notre parcours sur le sol sud-américain. Notre billet pour l’Ile de Pâques est prévu le 23 juillet à Santiago mais le trajet Nord-Sud du Chili semble finalement peu intéressant. Nous statuons donc sur le fait de le faire plus à l’est, en Argentine. Ce n’était pas prévu mais les discussions avec de nombreux voyageurs nous ont convaincu de modifier notre itinéraire.

Nous irons acheter nos billets de bus à 17h, lorsque l’agence sera ouverte. Direction Salta. Nous l’atteindrons après un voyage d’environ 11h… cela dépendra du monde à la frontière et de la performance des administrations chilienne et argentine.

En attendant, Gautier se met (ou plus exactement, Lovely Planet le met) à la révision de sa grammaire française. Visiblement, ça ne l’emballe pas « à max » !!

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Les garçons, eux, profitent de la table de ping de l’auberge.

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Lovely vient de réserver un hôtel pour les 2 premières nuits. Après nous verrons. A priori, nous envisageons de louer une voiture pour sillonner la région, riche en parcs nationaux.

Ensuite, nous projetons de descendre sur Mendoza soit via Cordoba, soit via La Rioja et San Juan. Là-bas, nous visiterons les vignobles avec un parcours concocté par Papa, notre spécialiste vinicole.

Nous aviserons sur place en fonction de nos rencontres car nous n’avons pas de guide papier pour l’Argentine… on va faire ça au feeling et on vous raconte très vite.

Grosses bises à vous et à bientôt.

 

Victorinox