Nous sommes arrivés à Arequipa mardi matin après 9h de bus. Le départ était la veille à 20h à Cuzco, arrivée à 7h le matin. La nuit dans le bus n’était pas terrible avec une chaussée dont le revêtement laissait parfois à désirer et puis un passage probablement à plus de 4 000m d’altitude ne nous a pas aidé.

A notre arrivée, le soleil venait de se lever. Arequipa, c’est plus de 300 jours de soleil par an. Vous imaginez donc un paysage pas complètement désertique mais presque. Pas ou peu de végétation naturelle. En fond, quelques montagnes dont certains sommets enneigées. Mais la montagne la plus proche, la plus impressionnante, la plus symétrique d’entre elle est le volcan El Misti qui domine la ville en culminant à 5 825m !

Si la périphérie d’Arequipa n’est pas attachante, c’est le moins que l’on puisse dire, la cité historique du cœur est toute vêtue de blanc. Arequipa est une ville historique et moderne, animée de jour comme de nuit et dynamique sur le plan économique et culturel. 920 000 habitants y vivent soit 3 fois plus qu’à Cuzco. En débarquant du bus, nous avons eu une pensée popur Cécile D. qui a fait briller les couleurs de notre pays, il y a quelques années (si peu !!), lorsqu'elle était en équipe de France de Volley-ball !

Nous déposons nos sacs dans la chambre déjà libre à cette heure matinale de notre petit hôtel : La Villa Melgar. Lovely Planet a réservé un dortoir de 7 couchages pour 29€, petit déjeuner inclus ! Les garçons adorent !

DSC01790 - copie

Et le réceptionniste parle un peu français, encore un coup de l’Alliance Française !

Nous n’avons alors qu’un seul objectif : trouver un petit troquet pour prendre un bon petit déjeuner. Le mini sandwich avalé la veille avant le voyage est bien loin… surtout pour El Gringo, toujours affamé !! Ce qui fut fait dans le cœur historique d’Arequipa : un vrai bonheur !

DSC01702 

Ensuite nous filons visiter le monastère de Santa Catalina. Juste en face de l’Alliance Française où flotte un beau drapeau ! Possédant des ruelles, des placettes et de nombreuses cellules privatives et cloîtres, cet immense couvent de plus de 20 000 m2, une ville dans la ville, a été fondé en 1579. Durant quatre siècles, il a abrité près de 170 nonnes et leurs quelques 300 servantes à l’abri de tous les regards et interventions extérieures !! Les religieuses, cadettes issues de grandes familles d’ascendance espagnole, devaient verser une dot conséquente au moment de prononcer leurs vœux. En contrepartie, elles étaient autorisées à avoir jusqu’à 4 servantes ou esclaves, à organiser de (chastes) réceptions et à vivre (presque) comme dans le grand monde…

Nous prenons un guide parlant français, Valeria, qui nous donnera un maximum de renseignements. Les garçons suivent et apprécient. Après une heure de visite guidée, nous flânerons encore plus d’une heure dans le couvent, de toute beauté, avec des bâtiments aux couleurs vives, colorés avec des pigments naturels. Nous tentons d’imaginer la vie qui pouvait y régner à l’époque entre la rigueur d’une vie recluse sur soi-même, alliant chasteté et auto flagellation, et le recours aux servantes et esclaves. Pas simple d’en tirer la synthèse. Nous garerons en tête la splendeur des peintures et décors des cloîtres.

DSC01711

DSC01716  DSC01729 - copie

DSC01719  DSC01725

DSC01726 - copie

DSC01732 - copie  DSC01750 - copie

Nous quittons le cloître pour déjeuner tardivement puis déambuler dans la ville avant de rejoindre l’hôtel. Passage par le « mercado » ou les montagnes de fruits font concurrence aux centaines d’espèces de pommes de terre. Le rayon des boucheries nous laissera quelques souvenirs…

DSC01775 - copie  

DSC01777 - copie  DSC01783 - copie

Passage devant l’Alliance Française et photo souvenir avec un policier municipal…

DSC01763 - copie

DSC01770 - copie

 C’est la fin de l’après-midi et il nous faut organiser notre périple dans le Canyon del Colca. Finalement, nous filerons dès demain en bus à Cabanaconde, petit village qui domine le canyon, d’ou nous tenterons de faire l’aller-retour pour descendre au fond du deuxième canyon le plus profond du monde. On devrait voir du « gaz ». Auparavant, 6h de bus nous attend encore avec une compagnie beaucoup plus rustique que celle de Cruz del Sur ! Affaire à suivre… 

François